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Santé

La tendinopathie du muscle tibial postérieur (dysfonction du tendon tibial postérieur).

La tendinopathie du muscle tibial postérieur est une atteinte du tendon qui soutient la voûte plantaire. Quand ce tendon s’irrite, s’étire ou se déchire, il ne remplit plus correctement son rôle de “soutien” du pied, ce qui peut entraîner un affaissement progressif de l’arche, ce qu’on appelle souvent un pied plat acquis de l’adulte.

Si tu es dans cette situation, le point important à retenir est simple : plus le diagnostic est posé tôt, plus il est souvent possible d’éviter l’aggravation, la déformation du pied et, dans certains cas, la chirurgie. Dans la majorité des cas, on commence par des traitements conservateurs très concrets : repos, adaptation des activités, soutien du pied et, si besoin, immobilisation temporaire.

L’essentiel a retenir : la tendinopathie du tibial postérieur touche le tendon qui maintient la voûte plantaire.

  • Elle provoque souvent une douleur à l’intérieur de la cheville ou du pied.
  • Le pied peut s’affaisser progressivement et devenir plus plat.
  • La marche, la course et les sports à impact peuvent aggraver les symptômes.
  • Le diagnostic repose surtout sur l’examen clinique du pied.
  • Une IRM, une échographie ou une radiographie peuvent être utiles dans certains cas.
  • Le traitement est le plus souvent non chirurgical au départ.
  • Les orthèses, l’attelle ou la botte de marche sont parfois nécessaires.
  • La chirurgie est réservée aux formes sévères ou résistantes.

Causes et risques

Le tendon tibial postérieur peut s’abîmer de deux grandes façons : à la suite d’un traumatisme, ou plus souvent par usure progressive. Concrètement, un choc, une chute ou un faux mouvement peuvent déclencher la douleur, mais dans les faits, on constate très souvent une atteinte liée à des microtraumatismes répétés.

Ce tendon est sollicité à chaque pas. Il aide à stabiliser la cheville et à maintenir l’arche interne du pied. Si tu marches beaucoup, si tu cours régulièrement, si tu fais de la randonnée ou des sports avec changements d’appuis, la contrainte augmente. Quand le tendon fatigue, il devient moins efficace, puis douloureux, puis parfois insuffisant pour soutenir la voûte plantaire.

Les situations qui augmentent le risque

Certaines personnes développent plus facilement cette tendinopathie. L’expérience montre que le risque est plus élevé chez les femmes, après 40 ans, en cas de surpoids ou d’obésité, mais aussi chez les personnes diabétiques ou hypertendues. Ce n’est pas une fatalité, mais cela signifie que le tendon tolère parfois moins bien les contraintes répétées ou la récupération après effort.

Dans la pratique, si tu présentes plusieurs de ces facteurs et que tu ressens une douleur persistante à l’intérieur de la cheville, il faut être plus vigilant. Plus on continue à forcer sur un tendon déjà fragilisé, plus le risque d’aggravation augmente.

  • les femmes
  • les personnes âgées de plus de 40 ans
  • les personnes en surpoids ou obèses
  • les personnes diabétiques
  • les personnes souffrant d’hypertension artérielle

Ce qu’il faut éviter quand la douleur commence

Le piège le plus fréquent, c’est de continuer “comme d’habitude” en pensant que ça passera. Si tu gardes le même volume de marche, de course ou de sport malgré la douleur, tu peux transformer une irritation réversible en atteinte plus durable. Ce que cela change pour toi, c’est qu’il vaut mieux réduire temporairement la charge plutôt que d’attendre une aggravation.

Symptômes

En général, la tendinopathie du tibial postérieur touche un seul pied au départ, même si les deux peuvent être atteints. Le signe le plus courant, c’est une douleur sur la face interne du pied ou de la cheville, parfois avec gonflement, chaleur locale ou rougeur. La douleur est souvent plus marquée à l’effort, surtout quand tu marches longtemps, montes des escaliers ou cours.

Avec le temps, le pied peut s’affaisser. Tu peux alors remarquer que la cheville “rentre” vers l’intérieur, que l’avant-pied part légèrement vers l’extérieur, ou que ta chaussure s’use différemment. Ce sont des indices importants, car ils montrent que le tendon ne joue plus correctement son rôle de soutien.

  • des douleurs, généralement situées dans la zone du pied et de la cheville
  • des gonflements, une sensation de chaleur et des rougeurs le long de l’intérieur du pied et de la cheville.
  • des douleurs plus fortes durant les activités physiques
  • un aplatissement du pied
  • une torsion vers l’intérieur de la cheville
  • une inclinaison des pieds et des orteils vers l’extérieur

Quand la douleur change de zone

Si la tendinopathie évolue, la douleur peut se déplacer vers l’extérieur du pied ou de la cheville. Pourquoi ? Parce que l’affaissement du pied modifie les appuis et la mécanique de marche. En pratique, cela veut dire qu’une douleur initialement interne peut devenir plus diffuse, ce qui retarde parfois le diagnostic si on ne pense pas au tendon tibial postérieur.

Dans les formes plus avancées, des phénomènes d’arthrite peuvent apparaître dans le pied, parfois dans la cheville. C’est une des raisons pour lesquelles il ne faut pas banaliser une douleur qui dure plusieurs semaines.

Tests

Le diagnostic commence presque toujours par un examen clinique du pied et de la cheville. Le médecin recherche un gonflement le long du tendon, teste la mobilité du pied et observe la forme de la voûte plantaire. Ce premier examen est très utile, car dans la majorité des cas, il oriente déjà fortement vers la tendinopathie du tibial postérieur.

Concrètement, il peut aussi te demander de te mettre sur la pointe des pieds sur la jambe douloureuse. Si tu n’y arrives pas, cela suggère que le tendon ne remplit plus correctement sa fonction. Le médecin observe également le talon et le nombre d’orteils visibles de l’arrière : si plusieurs orteils deviennent visibles, cela peut traduire un basculement du pied.

Les examens d’imagerie possibles

Une radiographie ou une tomodensitométrie peut être demandée si le médecin suspecte une arthrite ou une modification osseuse. Une IRM ou une échographie peut confirmer l’atteinte du tendon et préciser l’importance de la lésion. Dans la pratique, l’imagerie est surtout utile quand le doute persiste, quand les symptômes sont importants ou quand il faut préparer une prise en charge plus poussée.

Ce qu’il faut retenir, c’est que l’imagerie ne remplace pas l’examen clinique : elle le complète. C’est particulièrement vrai si tu as une douleur persistante, une déformation du pied ou une perte de force au lever sur la pointe des pieds.

Le médecin procédera tout d’abord à un examen physique du pied. Il recherchera une présence de gonflements le long du tendon tibial postérieur. Il testera également l’amplitude de mouvement en faisant bouger le pied latéralement et de haut en bas. La tendinopathie du muscle tibial postérieur peut entraîner des problèmes d’amplitude de mouvement latéral ainsi que des difficultés à remonter les orteils vers le tibia.

Le médecin observera également la forme du pied. Il regardera si l’arche du pied s’est affaissée et si le talon s’est déplacé vers l’intérieur. Le médecin pourra aussi observer le nombre d’orteils visibles depuis l’arrière du talon lorsque le patient se tient debout. En temps normal, seuls le cinquième orteil et la moitié du quatrième orteil sont visibles sous cet angle. Toutefois, en cas de tendinopathie du muscle tibial postérieur, il est possible d’apercevoir d’autres orteils au-delà du cinquième et du quatrième – parfois, tous les orteils peuvent être visibles.

Le patient peut aussi être invité à se tenir debout sur la jambe douloureuse et à essayer de se tenir sur la pointe des pieds. Généralement, une personne affectée d’une tendinopathie du muscle tibial postérieur n’en est pas capable.

La plupart des médecins sont en mesure de diagnostiquer les troubles liés au tendon tibial postérieur en examinant le pied, mais un médecin pourra aussi prescrire un examen d’imagerie pour confirmer le diagnostic et écarter tout autre problème. Une radiographie ou une tomodensitométrie (TDM) peut être prescrite si le médecin suspecte la présence d’arthrite dans le pied ou la cheville. Un examen d’imagerie par résonance magnétique (IRM) et une échographie peuvent être demandés pour confirmer la tendinopathie du muscle tibial postérieur.

Traitement

Dans la plupart des cas, la tendinopathie du tibial postérieur se traite sans chirurgie. L’objectif est double : calmer la douleur et éviter que le tendon continue à se détériorer. En pratique, le traitement dépend surtout de la gravité, de la durée des symptômes et de l’état de la voûte plantaire.

Réduction des gonflements et des douleurs

Au début, il faut surtout diminuer l’inflammation locale et laisser le tendon récupérer. Le repos relatif est essentiel : cela ne veut pas dire immobilité totale, mais plutôt arrêt temporaire des activités qui déclenchent la douleur. La glace peut aider à calmer les symptômes, tout comme les anti-inflammatoires non stéroïdiens, si ton médecin les juge adaptés à ta situation.

Dans les faits, la course, les sports à impact, les longues marches ou les escaliers répétés sont souvent à limiter au départ. Si tu continues malgré une douleur nette, tu ralentis la guérison et tu augmentes le risque d’évolution vers un pied plat plus marqué.

Soutien du pied

Le soutien mécanique du pied est souvent déterminant. Selon le stade, le médecin peut recommander une attelle de cheville, une orthèse sur mesure ou, dans les cas plus sévères, une botte de marche courte. L’idée est simple : soulager le tendon en corrigeant les appuis et en réduisant les contraintes sur la voûte plantaire.

Une orthèse bien adaptée peut faire une vraie différence dans le confort quotidien, surtout si tu dois marcher pour travailler ou si tu ne peux pas arrêter complètement tes activités. Une botte de marche, elle, est réservée aux atteintes plus importantes, car elle immobilise davantage le pied pendant 6 à 8 semaines. C’est efficace, mais cela peut aussi affaiblir les muscles si elle est utilisée trop longtemps ou sans suivi.

Ce qu’il faut faire ensuite : suivre précisément la durée et le type de maintien prescrits, car porter un dispositif trop peu longtemps ne sert pas à grand-chose, tandis qu’un port excessif peut ralentir la reprise musculaire.

Selon le degré de gravité de la tendinopathie du muscle tibial postérieur, le médecin peut suggérer l’emploi de différents procédés pour maintenir le pied et la cheville. Une attelle à la cheville pourra ainsi être recommandée afin d’aider à relâcher la pression exercée sur le tendon et lui permettre ainsi de guérir plus rapidement. Ce procédé pourra être employé pour les tendinopathies du muscle tibial postérieur légères ou modérées, ou pour celles se manifestant conjointement avec de l’arthrite.

Le port d’une orthèse sur mesure peut aussi être conseillé pour aider à soutenir le pied et lui faire retrouver une position normale. Les orthèses peuvent être utilisées pour les tendinopathies du muscle tibial postérieur d’intensité légère à aiguë. Si les dommages causés au tendon tibial postérieur sont importants, le pied et la cheville peuvent avoir besoin d’être immobilisés à l’aide d’une botte de marche courte. Celle-ci doit généralement être portée durant 6 à 8 semaines afin de permettre au tendon de se reposer suffisamment pour pouvoir guérir. Toutefois, elle peut également entraîner une atrophie ou un affaiblissement des muscles ; c’est pourquoi son usage est réservé aux cas les plus graves.

Chirurgie

La chirurgie n’est pas le premier traitement. Elle devient une option si la lésion est sévère, si le pied s’est beaucoup déformé ou si les traitements conservateurs n’ont pas suffi. Dans la pratique, on l’envisage surtout quand la douleur persiste, que la fonction se dégrade ou que la mécanique du pied ne peut plus être corrigée autrement.

Les gestes chirurgicaux varient selon le problème à traiter : nettoyage ou réparation du tendon, remplacement par un autre tendon, allongement du mollet si la cheville manque de souplesse, ou correction osseuse pour réaligner le pied. Dans les formes les plus avancées, une fusion articulaire peut être nécessaire pour stabiliser durablement l’ensemble.

Si tu hésites encore face à une option chirurgicale, le plus utile est souvent de discuter du bénéfice attendu, du temps de récupération et du niveau de correction visé. Ce sont ces trois points qui permettent de prendre une décision réaliste.

Il peut être nécessaire de faire appel à la chirurgie si la tendinopathie du muscle tibial postérieur est grave et que d’autres traitements ont échoué. De nombreuses options de chirurgie sont possibles et varient selon les symptômes et l’ampleur des dommages. En cas de difficultés pour bouger la cheville, une procédure chirurgicale visant à allonger le muscle du mollet peut être envisagée. D’autres options incluent des interventions chirurgicales permettant de retirer les zones endommagées du tendon ou de remplacer le tendon tibial postérieur par un autre tendon du corps. Dans les cas les plus graves de tendinopathie du muscle tibial postérieur, des procédures chirurgicales visant à déplacer les os (ostéotomie) ou à fusionner les articulations entre elles peuvent être nécessaires pour corriger un pied plat.

Erreurs fréquentes à éviter

La première erreur, c’est de confondre cette douleur avec une simple “entorse qui traîne”. Si la douleur est située à l’intérieur de la cheville et qu’elle revient à l’effort, il faut penser au tendon tibial postérieur. La deuxième erreur, c’est de reprendre trop vite la course ou la randonnée sans correction de l’appui. La troisième, c’est de négliger une perte de force sur la pointe des pieds, car c’est souvent un signe que le tendon est déjà bien atteint.

Autre piège fréquent : attendre que la douleur disparaisse complètement avant de consulter. En réalité, plus le pied s’affaisse, plus la récupération peut être longue. Si tu as déjà un pied plat acquis ou une sensation d’instabilité, il vaut mieux agir tôt.

FAQ

Qu’est-ce qu’une tendinopathie du muscle tibial postérieur ?

C’est une atteinte du tendon qui soutient la voûte plantaire à l’intérieur du pied. Quand ce tendon s’abîme, il peut devenir douloureux et perdre sa capacité à maintenir correctement l’arche du pied.

Pourquoi cette tendinopathie provoque-t-elle un pied plat ?

Parce que le tendon tibial postérieur n’assure plus correctement le soutien de la voûte plantaire. Le pied s’affaisse alors progressivement, ce qui peut modifier l’alignement de la cheville et de l’avant-pied.

Quels sont les symptômes les plus fréquents ?

Les symptômes les plus fréquents sont la douleur à l’intérieur du pied ou de la cheville, le gonflement et une gêne à la marche. On peut aussi observer un aplatissement du pied et une difficulté à se mettre sur la pointe des pieds sur une seule jambe.

Comment le médecin pose-t-il le diagnostic ?

Le diagnostic repose d’abord sur l’examen clinique du pied et de la cheville. Des examens comme l’IRM, l’échographie ou la radiographie peuvent être ajoutés pour confirmer l’atteinte ou éliminer une autre cause.

Faut-il forcément une chirurgie ?

Non, la chirurgie n’est pas nécessaire dans la majorité des cas. Le traitement commence le plus souvent par le repos, le soutien du pied, les orthèses et parfois une botte de marche.

Combien de temps faut-il porter une botte de marche ?

Elle est généralement portée pendant 6 à 8 semaines dans les formes les plus sévères. La durée exacte dépend de la gravité de la lésion et de la réponse au traitement.

Peut-on continuer à marcher avec cette tendinopathie ?

Oui, mais seulement si la marche ne réveille pas fortement la douleur et si elle est adaptée. Si la douleur augmente nettement, il faut réduire la charge pour éviter d’aggraver le tendon.


Anne LambertAnne Lambert est une rédactrice expérimentée et passionnée par les thématiques de la santé, de la grossesse, des bébés et de la famille. Elle combine une approche professionnelle et humaine pour créer des contenus riches, fiables et accessibles aux familles. Anne rédige sur des sujets variés : conseils pour une grossesse sereine, astuces pour prendre soin des nourrissons, et gestion des défis familiaux du quotidien. Elle s’efforce d’apporter des réponses concrètes et bienveillantes aux interrogations des parents.



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