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Migraine : autres maux de tête (3 ème partie)

Migraine : autres maux de tête (3 ème partie)
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Les autres maux de tête

Tous les maux de tête ne sont pas des migraines. Il y a plusieurs types de céphalées non-migraineuses qui ont des origines et des manifestations bien spécifiques.

Si l’on exclue les céphalées aiguës et brutales (en “coup de tonnerre”) qui nécessitent une consultation et une intervention rapide (liées à une hémorragie méningée ou à une méningite par exemple), il existe d’autres céphalées, généralement bénignes mais souvent invalidantes, qui ne sont pas des migraines.

En 1988, l’International hedache society a réalisé une classfication en 13 catégories de céphalées différentes, dont la migraine. Elle a organisé ce classement en deux types : les céphalées primitives, dans laquelle se range la migraine, et les céphalées secondaires.

Voici les principales céphalées, en dehors de la migraine.

Les céphalées primitives

  • Les céphalées de tension

Les céphalées de tension sont la première cause de céphalées chroniques non migraineuses. La notion de tension se réfère à une “tension psychique et/ou musculaire”. La douleur est bilatérale, en barre frontale ou sur les tempes.

Le terme de ” céphalée en casque ” représente souvent la plus exacte description. La douleur est décrite comme un serrement ou une pression, volontiers majorée par la fatigue et le stress. Elle est présente dès le lever mais absente la nuit. Son intensité est faible à modérée mais sa permanence la rend gênante. Il n’y a pas de signes d’accompagnement.

Au cours des céphalées de tension, il faut rechercher des signes en faveur d’un syndrome dépressif et anxieux qui peuvent être la cause ou la conséquence des céphalées.

  • L’algie vasculaire de la face

L’algie vasculaire de la face (AVF) est une affection proche par ses mécanismes de la migraine mais qui en diffère par sa prédominance masculine et les signes associés.

L’âge de début se situe entre 20 et 40 ans. L’algie vasculaire de la face évolue par crise quotidienne et par période annuelle. La douleur siége au niveau orbitaire, périorbitaire, de l’hémi-face et irradie vers l’oreille. Elle est le plus souvent unilatérale et fixe, rarement alternante (10 % des cas) et rarement bilatérale (moins de 5% des cas).

La durée des crises est courte de 30 à 120 minutes avec une fréquence d’une à 3 crises/jour. L’horaire des crises est souvent identique chez le même sujet et 30 % des crises sont nocturnes. La douleur est très violente, le patient ressent une pression sur l’œil, une impression d’arrachement ou de broiement. Il y a également quelques signes typiques comme la présence d’un larmoiement, d’une narine bouchée précédant un écoulement nasal.

  • L’hémicrânie paroxystique chronique

Il s’agit d’une maladie rare mais proche de l’AVF. Les crises sont proches de celles décrites dans l’AVF mais quelques critères divergent. L’hémicrânie paroxystique chronique touche surtout des femmes. Les crises sont beaucoup plus nombreuses que celles de l’AVF et type de douleur est similaire à celle de l’AVF.

D’autres types de céphalées primitives

  • Les névralgies cervicales

La présence de dérangements intervertébraux mineurs peut être responsable de céphalées unilatérales hémi-crâniennes chroniques facilement déclenchées par le contact des masses musculaires cervicales. Le traitement repose sur les AINS, la kinésithérapie cervicale.

  • La névralgie d’Arnold

Le nerf d’Arnold (ou Grand nerf occipital) suit un trajet sinueux au travers des muscles du cou. Il peut être compressé en 3 endroits, ce qui entraîne une douleur latérale partant du haut de la nuque (niveau de la vertèbre C2) et qui irradie jusqu’au haut du crâne.

  • Le SUNCT (Short-lasting Unilateral Neuralgiform headache with Conjuctival injection and Tearing)

Il s’agit d’une forme rare de céphalée primitive touchant surtout l’homme. Les signes sont des douleurs intenses et brèves (de quelques secondes), de type névralgiques (décharge électrique), frontales, unilatérales et associées à un larmoiement.

  • Céphalées médicamenteuses ou toxiques

Les céphalées iatrogènes médicamenteuses
De nombreux traitements peuvent induire des céphalées et il est important dans toutes céphalées chroniques d’établir la liste des médicaments suivis sur prescription (type calcium bloquant, dérivés nitrés, AINS …) mais également utilisés en automédication.

Des expositions professionnelles ou domestiques peuvent être recherchées si la céphalée survient dans un contexte familial ou professionnels (CO, solvants, peintures… ).

Les céphalées par abus d’antalgiques
Ce type de céphalée survient fréquemment chez des patients migraineux ou porteurs de céphalées de tension ancienne. L’intoxication est poly-médicamenteuse avec le plus souvent au moins 3 produits différents (contenant de la caféine, de la codéine et dérivés ergotés). La description de cette céphalée se rapproche de celle des céphalées de tension. La seule thérapeutique efficace reste le sevrage médicamenteux suivi d’une prise en charge de la douleur et des troubles psychologiques associés.

Céphalées secondaires

Ce sont des céphalées liées à des lésions ou a des affections d’autres organes. En général, d’autres signes accompagnent ces céphalées comme de la fièvre ou des symptômes neurologiques (sensitives ou motrices). Il y a lieu de consulter, parfois en urgence, pour bénéficier d’une prise en charge thérapeutique adaptée.

  • Céphalées symptomatiques et des spécialités

Ce sont des céphalées liées à des maladies dentaires, sinusiennes, ophtalmologiques ou stomatologiques dont les manifestations cliniques peuvent être parfois être limitée à la céphalée.

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