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Mieux lutter contre la mammite en contrôlant systématiquement la qualité du lait

Mieux lutter contre la mammite en contrôlant systématiquement la qualité du lait
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Les éleveurs craignent particulièrement la mammite. Cette infection mammaire peut se propager très rapidement. Elle se manifeste par une infection de la mamelle par des bactéries et une augmentation du nombre de cellules somatiques dans le lait. Cependant, elle ne montre pas de signes apparents chez certaines vaches. Pour veiller à la santé du troupeau, il convient de trouver une solution de diagnostic fiable. Les méthodes employées dans ce domaine reposent principalement sur le comptage des cellules somatiques et le test amyloïde.

L’essentiel à savoir sur la mammite

La mammite désigne une infection mammaire causée par des bactéries. Elle se produit lorsque des agents bactériens ont réussi à traverser les trayons pour se multiplier à l’intérieur des canaux lactifères. Cette maladie peut être désastreuse pour un éleveur puisqu’elle entraine une réduction de la production laitière. Son niveau de contagion varie selon l’environnement. Néanmoins, les individus atteints doivent être mis en quarantaine et leur lait sera impropre à la consommation.

Jusqu’à ce jour, le diagnostic de la mammite constitue un vrai défi pour la filière laitière. Certains animaux infectés ne montrent aucun symptôme. Pourtant, l’infection est contagieuse. Le nombre de cellules somatiques livre des informations précieuses.

En effet, toutes les infections enclenchent une réaction immunitaire. Après que les agents pathogènes aient traversé les sphincters du trayon, l’organisme de la vache produira plus de globules blancs pour stopper l’invasion. Les leucocytes accéderont aux glandes mammaires et certains d’entre eux seront évacués avec le lait. Des bactéries pourront aussi se mêler à ce mélange. Ce qui expliquera une hausse soudaine du nombre de cellules somatiques présentes dans le lait. Pour une meilleure précision, on pensera également à effectuer un test amyloïde.

 

Dépister les cas de mammites grâce à des tests plus fiables

Pendant longtemps, les éleveurs procédaient à un comptage de cellules somatiques pour diagnostiquer une mastite. Le diagnostic était positif dès que le lait contenait plus de 300 000 cellules/ml. Toutefois, de récentes études ont prouvé que ce test n’était pas infaillible. Une mammite n’entraine pas forcément une réponse immunitaire immédiate. De plus, le nombre d’unités cellulaires présent dans le lait varie en fonction de nombreux facteurs (l’âge de la vache, les méthodes d’élevage, la période de lactation…). Cela a poussé les chercheurs à développer de nouvelles solutions pour détecter rapidement les inflammations mammaires.

Les recherches ont permis de découvrir l’amyloïde-A (MAA). Cette protéine de phase aigüe est sécrétée par les tissus épithéliaux des glandes lactifères dès le début de l’infection. Sa concentration augmente progressivement jusqu’à atteindre un chiffre mille fois supérieur à sa valeur normale. Cette substance est aujourd’hui considérée comme un bio marqueur fiable pour les cas de mastite.

Grâce à cette découverte, les spécialistes ont développé des méthodes de diagnostics plus élaborées et également bien plus simples à mettre en œuvre. Les éleveurs n’ont plus besoin d’acquérir un équipement conçu pour le comptage des cellules somatiques. À présent, le test consiste simplement à verser un produit dans l’échantillon de lait. Un changement de couleur indiquera qu’on est face à du lait contaminé par la mammite.

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